Profil

  • lounna
  • Le blog de lounna
  • Femme
  • 12/05/1984
  • curieuse assistante commercia
  • je suis une jeune femme qui se cherche, qui croit encore à la magie, à l'amour (et oui^^)et à un monde meilleur . J'adore encore les dessins animés et addict au chocolat!

carpe diem

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 12:00

Ne plus avoir conscience du temps qui passe est étrange, j'avais jamais remarquée comme observé le plafond a travers la fumée était aussi intéressant. Mais Il ne semblait plus guère se satisfaire de ma tolérance a ses aventures, il était temps que je gagne ma consommation. Je n'ai pas vraiment compris sur le coup quand il m'a annoncé son idée. Mais quand j'ai vu ses hommes arrivés et qu'il m'a laissé seule avec eux, j'ai compris. Dans son regard en fermant la porte, j'y lisait de l'amour quand il n'y avait que mépris et profits. Je suis ainsi devenue la pute de mon mec ce soir là.

Le lendemain, alors que je pleurais dans la salle de bain, le corps marqué des sévisses subit la veille, il me prit dans ses bras et m'embrassa les cheveux. Il était fier de moi, ses amis étaient contents et lui avait donné de quoi nous envoler pour un bout de temps. Pour me féliciter, il m'enmenna chez le tatoueur et me fis marquée. Ses initiales sur la hanche droite. Dans la rue, j’étais si fière d’être près de lui, il me tenait la main et était si gentil avec moi! Si doux, si prévenant, je passais une journée magique et lorsque nous rentrâmes chez nous, il me fit l'amour comme jamais...

 

 

A peine arrivée, le manteau est posé et l'argent tiré du sac usé. La forme tremble légèrement lorsque sa main touche la sienne et ose le regarder, avide de croiser son regard, soumise, attendant le geste qui lui montrera qu'Il est content d'elle. Il la regarde à peine et esquisse un sourire, il est satisfait, elle est heureuse. Il s’éloigne et remplit en échange la petite boite en bois qu'elle lui a donné.

Elle espere qu'il l'embrassera et lui parlera, mais ce n'est pas le cas, ça fait longtemps que se n'est plus le cas. Il retourne auprès de cette salope qui se pame sur le canapé, son canapé! Quelle greluche, il ne l'aime pas, il se joue d'elle comme de toutes les autres avant.

La forme, elle, elle sait qu'il l'aime, ne porte t'elle pas ses initiales inscrites dans sa chair ?

Un signe de la main lui est adressée, la pouffe rit, la porte se ferme sur le néant...

 

 

Souvent maintenant, ce genre de soirée se reproduisait. De plus en plus souvent... Trop souvent à mon goût, mais à chaque fois après il était si tendre, comment pouvais je lui refusée? Pourtant un jour alors que je m’éveillais d'un shoot, je remarquais mes valises à la porte. Qu'avais je fais de mal? Ou avais je péché? Non je n'avais pas pris de plaisir la veille avec eux, promis! Il n'y avait que Lui!je le suppliais, agenouillée devant lui, pleurant à chaude larmes de désespoir, il ne pouvait me congédier ainsi ! Je ne comprenais pas !

Lui, patient, m'expliqua qu'il m'avait trouvé un studio bien plus confortable et proche de mon futur lieu de travail. C’était un cadeau qu'il me faisais pour ce que j'avais fais. Il veillait à mon futur confort. Tout ce que j'avais a faire c’était m'y rendre, travailler et tout les soirs dès que j'aurais mon dû, je pourrais venir le voir et lui donner. Il ne pouvait me garder chez lui, mon savoir devait être montré à la face du monde. Séchant mes larmes, voyant que cela comptait beaucoup pour lui, je pris mes valises et laissais ainsi choir la dernière trace de dignité qui pouvais me rester...

 

 

 

La forme allume la lampe près du canapé et pose la boite sur la table basse.

Les basket sont tirés rapidement ainsi que le jean et le pull qui finissent en boule à même le sol. Elle traverse nue la pièce pour se rendre dans la salle de bain. Douche, larmes, pétard.

Le soleil caresse sa cuisse maigre et l’éveille lentement. Thé prit, elle regarde dans la boite le sachet de poudre. Elle est fatiguée,elle a mal.

La cuillère est bien remplit. La flamme vient faire fondre, l'aiguille avale et pique le bras bleu. L'appartement disparaît, son souffle s’éteint...

 

Par lounna
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:00

L'après midi est bien avancé. La forme enfile un jean délavé et un pull difforme. La paire de basket enfilée, la porte claque.

Les quelques mètres séparant son logement de son travail sont tête baissée et regard fuyant.

La porte de service d'un Lupanar est ouverte rapidement et la forme s'engouffre dans un couloir jauni par le temps.

Les rires des catins ne l'atteignent pas, à peine les entend t'elle.

Au milieu des étoffes et fanfreluches, elle se déshabille rapidement avant d'enfiler son costume.

Devant sa glace, elle se sert un verre de vodka qu'elle boit d'une traite avant de se maquiller. Les yeux deviennent charbonneux et la bouche gourmande. Du fond de teint est mis sur l’intérieur des coudes, paraît que ça fait pas propre. Alors que la musique s'agite en sourdine de l'autre coté, elle croise son regard dans le miroir. Les yeux gris sont ternes à présent, vides...

 

 

Alors que j'entame la descente d'un rêve merveilleux, le réveil est brutal. Mes yeux se posent sur le couple près de moi...Lui et,,cette pouffe ! Je ne retiens pas le vomi qui jaillis pour les évités.

D'abord il semble surpris, pris au piège, je crois même voir un semblant de remord mais cela passe bien vite. Ses yeux à nouveaux froid se posent sur moi quand il m'annonce d'une voix que j'entends à peine :

_ Elle, je l'aime.

J'ai la tête qui tourne, le ventre qui se tord et la bouche amère.

Je me sens mal, très mal. Mon empire vient de s'effondré. Je veux me lever, je veux partir mais je suis si faible ! Qu'importe, il ne me verra pas pleurer, j'arrive à prendre sur moi et je sors dans la rue d'un pas rapide. Mes larmes m'embrouillent la vue. Je me cogne aux passants, aux panneaux. J'attends et j’espère qui sortira derrière moi, qu'il me rattrapera, qu'il me dira que j'ai revé, que ce n'est pas vrai et que c'est moi qu'il aime.

Arrivée devant chez nous, chez lui, je m'effondre au sol, sur le palier. Combien de temps suis je restée ici? Je ne sais pas. A mon réveil, il était là, une tasse de café brûlant dans la main. Il me regardait.

 

 

 

Accrochée à sa barre, la forme se déhanche lascivement, se caresse sous les yeux blasés et pervers des clients. Pas de sourire, à peine des regards coulés sur la salle glauque de l'établissement. Elle attends le gros cachet. Celui qui lui permettra de s'acheter sa dose et si pour ça elle doit donner plus qu'une danse, peut importe. Un client s'agite un peu plus loin, sortant une grosse liasse de billet. C'est pour elle. Se faisant chatte, elle avance vers lui quittant la salle et se faisant sur le trajet touchée par des mains inconnus. Prenant l'homme au gros cachet par la cravate, elle l’entraîne vers une alcove privée. Un sourire goguenard passe sur le visage gras de l'homme avant qu'ils ne disparaissent derrières les rideaux épais...

 

 

Le temps à passé, j'ai bien essayé de ne pas retouché a cette héroïne, mais elle avait déjà prit le contrôle d'une partie de moi tout comme lui malgré ses trahissons même plus cachées. Je passe de moins en moins de temps consciente de se qui se passe autours de moi. Évidemment je perds mon emploi et mes amis. Je n'appelle plus ma famille, trop douloureux. Moi qui voulais être leur fierté, je suis devenue une loque. Mais je m'accroche à lui car chaque regard qu'il me lance est comme une bouée de sauvetage dans ma noyade. Il ne se cache même plus pour ses conquêtes, n’hésitant pas à les ramener dans notre lit en ma présence. Il faut dire qu'il me donne ma dose quotidienne, alors je ne l’embête pas pour de simples plaisirs. Je sais qu'il m'aime, il me l'a dit.

 

 

 

 

Minuit, la forme s'éclipse un instant de la salle pour aller se faire un stick. Emmitouflée dans un vieux peignoir, elle savoure son moment. Elle est ivre, saoule, sale...Son téléphone vibre, un sms est renvoyé, un rendez vous est prit. Quelques heures plutard, une bouteille de vodka bue et un joint roulé, collé sur l'oreille, elle quitte le lupanar pour retrouvé son vendeur de paradis. A peine appuyé sur l'interphone, la voix tant connue lui annonce qu'elle peut entrer.

Monter ses marches si connues, qu'elle pourrait en tracer les rainures les yeux fermées, sentir dès l'escalier son parfum qui la rend dingue et arrivée devant la porte close. Pas besoin de frappée, elle est attendue...

 

 

Par lounna
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 22:45

Les étoiles s'éteignent une à une dans la couche aimante et bleuté de la nuit. Alors que la lune cède sa place au soleil comme une maîtresse quitte le lit de l'adultère, j’envoie du bout du pied volé la couverture au bout du matelas. Il dort encore, dos tourné face au mur. Ma main s'égare dans ses cheveux, descend le long de sa nuque et va se perdre au bas de dos. Sa peau défile sous mes doigts, s'offrant à mes caresses avec cette indicible indifférence habituelle. Je quitte donc l'endroit, tenant dans ma main, ma chemise froissée de la veille.

 

Assise dans la baignoire, la forme laisse couler l'eau chaude sur ses épaules. Les gouttes qui se prennent à ses cils se mélangent avec ses larmes.

Elle aimerait lavée par cette eau son mal être qui la prend à chaque fois après...

Et pourtant comme chaque jour, elle recommencera...

Le geste est machinal, prendre l'herbe entre les doigts et l’émietté dans la paume. Léché la clope et en retirer le tabac. Mélanger. Carton fait, lécher encore le papier fin.

Flamme qui éclaire un visage fin, encadré de cheveux raides, sombres, comme les cernes sous ses yeux gris clair. Volute de fumée épaisse qui s'échappe de lèvres purpurine et qui vient emplir la pièce d'un parfum caractéristique.

La tête se laisse aller en arrière, le corps se détends, un soupir de bien être se fait entendre.

La forme se laisse aller dans un bz hors d'age et de couvertures rapiécés. La pièce est propre mais désuète. Peu d'affaires personnels, quelques vêtements épars. Papiers peint défraîchis, vitres opaques.

 

 

On ne peut pas dire que ma vie fusse toujours ainsi. Il fut un temps où je travaillais, où j'avais des amis. Ma famille avait plaisir à me voir et c'était réciproque.

Et puis un jour...Il est arrivé dans ma vie.

Sa froideur attisais mes flammes. Son indifférence me consumais. Et quand il a daigné posé ses yeux sur moi, il me rendis ce jour la, la femme la plus heureuse du monde.

Pour lui, j'ai déménagé loin de mes proches. Je dois avouée que jamais il ne m'a promis quoique ce soit. Cette franchisse m'avais séduite. Tout comme son corps et son esprit.

Ah l'amour, quand tu nous tiens...

 

 

 

Le soleil perce difficilement ses rayons à travers le store branlant. Elle se relève enfin, passant une main dans ses cheveux encore humide de sa douche matinale. Direction le frigo, vide qu'elle referme lasse. La main qui se tend dès lors vers la tasse ébréchée est fine et blanche. Seuls quelques taches bleutés viennent attestés d'un réseau veineux filigrane.

Le thé est bu brûlant, à peine sorti du micro onde. Une cuillère usagée est sortie du placard avec un lacet de caoutchouc et une seringue. Assise à demi nue sur un tabouret, les gestes sont fluides et rapides. A peine tremblotant. L'aiguille vient pénétrer la veine du coude, ajoutant un nouveau bleu à la pléthore de marques déjà existantes. L'appartement s'efface et la forme s'évade...

 

Chaque jour passé près de lui me comble mais je sens confusément que quelque chose ne va pas.

Plus je le satisfait moins il me regarde. Je tente de le garder près de moi mais il s'éloigne, je le sens!

Je réponds à chacun de ses désirs et il me laisse, délaisse, rentrant chaque soir un peu plutard prétextant le travail.

C'est inexplicable ce que je peux éprouvée pour Lui. Je sais que je donne sans espoir de retour mais pourtant, dès l'instant ou il pose ses mains sur moi, il devient maître de ma destinée.

Un soir, alors que nous étions en soirée, il me dit :

_ Si tu m'aimes, piques toi et rejoins moi !

Ses yeux dans les miens, sa main sur ma cuisse, ses lèvres frôlant mon oreille, j'ai fais fis de mes principes et je me suis envolée...avec Lui.

 

 

Par lounna
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés