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carpe diem

Juin 2012
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 12:00

Ne plus avoir conscience du temps qui passe est étrange, j'avais jamais remarquée comme observé le plafond a travers la fumée était aussi intéressant. Mais Il ne semblait plus guère se satisfaire de ma tolérance a ses aventures, il était temps que je gagne ma consommation. Je n'ai pas vraiment compris sur le coup quand il m'a annoncé son idée. Mais quand j'ai vu ses hommes arrivés et qu'il m'a laissé seule avec eux, j'ai compris. Dans son regard en fermant la porte, j'y lisait de l'amour quand il n'y avait que mépris et profits. Je suis ainsi devenue la pute de mon mec ce soir là.

Le lendemain, alors que je pleurais dans la salle de bain, le corps marqué des sévisses subit la veille, il me prit dans ses bras et m'embrassa les cheveux. Il était fier de moi, ses amis étaient contents et lui avait donné de quoi nous envoler pour un bout de temps. Pour me féliciter, il m'enmenna chez le tatoueur et me fis marquée. Ses initiales sur la hanche droite. Dans la rue, j’étais si fière d’être près de lui, il me tenait la main et était si gentil avec moi! Si doux, si prévenant, je passais une journée magique et lorsque nous rentrâmes chez nous, il me fit l'amour comme jamais...

 

 

A peine arrivée, le manteau est posé et l'argent tiré du sac usé. La forme tremble légèrement lorsque sa main touche la sienne et ose le regarder, avide de croiser son regard, soumise, attendant le geste qui lui montrera qu'Il est content d'elle. Il la regarde à peine et esquisse un sourire, il est satisfait, elle est heureuse. Il s’éloigne et remplit en échange la petite boite en bois qu'elle lui a donné.

Elle espere qu'il l'embrassera et lui parlera, mais ce n'est pas le cas, ça fait longtemps que se n'est plus le cas. Il retourne auprès de cette salope qui se pame sur le canapé, son canapé! Quelle greluche, il ne l'aime pas, il se joue d'elle comme de toutes les autres avant.

La forme, elle, elle sait qu'il l'aime, ne porte t'elle pas ses initiales inscrites dans sa chair ?

Un signe de la main lui est adressée, la pouffe rit, la porte se ferme sur le néant...

 

 

Souvent maintenant, ce genre de soirée se reproduisait. De plus en plus souvent... Trop souvent à mon goût, mais à chaque fois après il était si tendre, comment pouvais je lui refusée? Pourtant un jour alors que je m’éveillais d'un shoot, je remarquais mes valises à la porte. Qu'avais je fais de mal? Ou avais je péché? Non je n'avais pas pris de plaisir la veille avec eux, promis! Il n'y avait que Lui!je le suppliais, agenouillée devant lui, pleurant à chaude larmes de désespoir, il ne pouvait me congédier ainsi ! Je ne comprenais pas !

Lui, patient, m'expliqua qu'il m'avait trouvé un studio bien plus confortable et proche de mon futur lieu de travail. C’était un cadeau qu'il me faisais pour ce que j'avais fais. Il veillait à mon futur confort. Tout ce que j'avais a faire c’était m'y rendre, travailler et tout les soirs dès que j'aurais mon dû, je pourrais venir le voir et lui donner. Il ne pouvait me garder chez lui, mon savoir devait être montré à la face du monde. Séchant mes larmes, voyant que cela comptait beaucoup pour lui, je pris mes valises et laissais ainsi choir la dernière trace de dignité qui pouvais me rester...

 

 

 

La forme allume la lampe près du canapé et pose la boite sur la table basse.

Les basket sont tirés rapidement ainsi que le jean et le pull qui finissent en boule à même le sol. Elle traverse nue la pièce pour se rendre dans la salle de bain. Douche, larmes, pétard.

Le soleil caresse sa cuisse maigre et l’éveille lentement. Thé prit, elle regarde dans la boite le sachet de poudre. Elle est fatiguée,elle a mal.

La cuillère est bien remplit. La flamme vient faire fondre, l'aiguille avale et pique le bras bleu. L'appartement disparaît, son souffle s’éteint...

 

Par lounna
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